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’accroche, bien entendu, ne vaut que pour l’anagramme, car Puerto Rico est un jeu tout simplement exceptionnel. D’un intérêt stratégique incontestable, d’une richesse inépuisable, d’une finesse déconcertante, il a su rapidement s’imposer comme l’un des plus dignes représentants du jeu de société « moderne », endossant même le statut de sommité pour la plupart des amateurs du genre. Vous avez déjà la bave aux lèvres ? Vous avez raison.
Si Puerto Rico récolte tant de louanges, c’est parce qu’en dépit de règles relativement simples, sa richesse stratégique semble quasiment inépuisable. Voilà un jeu d’optimisation où le hasard est minimum, le contrôle maximum, et l’on ne peut s’en prendre qu’à soi même en cas de plantage (hoho). Ou aux autres, car il est vrai que le principal défaut du jeu est de ne pas admettre les différences de niveau entre joueurs, chaque action ayant toujours des conséquences indirectes insoupçonnées. Il ne vous reste donc plus qu’à enchaîner les parties pour initier tous vos amis !
L’ensemble est subtil, admirablement équilibré, les voies stratégiques sont multiples, le tout pavé de possibilités de crasses qui rendent le jeu beaucoup plus interactif que ce qu’il semble de prime abord (bâtiments et rôles en nombre limité, marché restreint, bateaux qui n’acceptent qu’un seul type de marchandise..). Seul vrai regret, le matériel est d’une tristesse à faire pâlir, même s’il est de bonne facture. Un bâtiment, par exemple, c’est un bout de carton avec son nom dessus, un point c’est tout. Mais bon, c’était vraiment pour trouver un défaut.
Avec un temps de partie idéal (90 mn), une mécanique prenante et originale, le jeu n'en demeure pas moins exceptionnel pour tous les fans de "jeu allemand", et mérite amplement sa place élogieuse sur tous les podiums ludiques.
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